Nike dévoile un spot à couper le souffle

Une bouffée d’oxygène.

L’air est ce qui nous met en mouvement. C’est de cette vérité que part l’agence Wieden+Kennedy Portland pour construire ce spot pour les Nike VaporMax Air. On y découvre des athlètes, aussi bien professionnels qu’amateurs, prendre leur respiration avant l’instant fatidique. Le film se conclut par un gros plan sur la paire de baskets, alors qu’apparaît la signature « air moves you ».

L’intensité de la publicité va crescendo jusqu’au final. Le storytelling est l’élément de base de ce spot, jusqu’à la révélation de la signature de campagne. La marque joue sur le contexte pour donner un double sens au mot air et valoriser élégamment le produit. L’écriture est au service de ce que l’agence qualifie « d’ode à la force élémentaire qui fait avancer tous les athlètes ». L’enchaînement entre athlètes professionnels et amateurs permet de maintenir le rythme du spot, pour un résultat final poétique qui suscite l’émotion chez le spectateur.

 

 

Johnnie Walker porte un toast aux Américains

Qu’ils y soient nés ou pas.

Pour amplifier le message de la campagne « Keep Walking America » initiée l’année dernière avec l’agence Anomaly, Johnnie Walker dévoile, toujours avec la même agence, un 30 secondes qui met en lumière les efforts endurés par les immigrants pour obtenir la nationalité américaine. Dans le film, un candidat au test de naturalisation doit répondre à la question : qui a écrit la déclaration d’indépendance ? Une question d’apparence simple, mais à laquelle aucun de ses amis nés Américains ne sait répondre.

Aux États-Unis, la personne en charge de faire passer le test peut poser jusqu’à 10 questions parmi les 100 du test officiel de naturalisation.

Cette prise de parole de Jonnhie Walker amène à réfléchir sur la pertinence de cet examen et au travail qu’il implique pour un immigrant. Au delà de ces questions de cours, Jonnhie Walker met l’accent sur ce qui rassemble vraiment, c’est-à-dire l’amitié et les valeurs partagées autour d’un bon verre de scotch. Et vous, connaissez-vous l’auteur de la Marseillaise ?

 

 

IKEA dévoile les pre-rolls les plus ennuyeux au monde

Et pourtant vous allez les regarder au delà de 5 secondes.

On n’arrête pas de le dire, mais en matière de publicité vidéo, il faut savoir être percutant en seulement 5 secondes. Le contraire ne fait que focaliser l’audience sur le bouton « skip » de la publicité. Pourtant, dans sa dernière campagne intitulée « Irresistible Pointless Trueview Ad » et imaginée par l’agence suédoise Åkestam Holst, IKEA semble prouver le contraire.

Là ou Geico était le premier à diffuser un preroll « unskippable » car « déjà terminé », la marque suédoise choisit.

L’extrême longueur avec trois spots de 4 minutes 30 à 8 minutes 30 et nous transforme en témoins des événements les plus conventionnels de la vie.

Un jeune homme qui fait la vaisselle et supplie les spectateurs de passer la pub, des ados qui s’ennuient en soirée, ou bien un couple qui s’embrasse sur le canapé et semble dérangé par les regards persistants. Tout semble encourager à passer le preroll.

Si IKEA nous a habitué à démontrer que son mobilier accompagne et motive les événements les plus intéressants de la vie domestique, cette fois la marque souhaite communiquer qu’elle est aussi pour accompagner nos moments les plus ennuyeux.

En s’amusant de notre voyeurisme et de notre volonté à ne surtout pas faire ce qu’on nous dit de faire (en l’occurrence passer une publicité) la marque propose volontairement des spots qui vont à l’encontre des recommandations de YouTube et de la plupart des plateformes digitales.

Risque assumé et payant, puisque l’agence Åkestam Holst annonce déjà que les internautes touchés par la campagne ont en moyenne visionné plus de 3 minutes de ces vidéos et 39% d’entre eux ont même regardé jusqu’au bout. IKEA donne un nouveau sens au mot « ennui ».

 

 

 

 

Uber se moque de votre vie en carton

Un spot drôle et crafté.

Accompagné par l’agence Forsman & Bodenfors, Uber s’adresse au marché asiatique avec l’ambition de remettre de l’ordre dans ses villes. Dans le film Uber matérialise l’absurdité du trafic des plus grandes métropoles d’Asie avec des boîtes en carton représentant les voitures.

Tourné dans les rues de Bangkok, le film a nécessité la participation de près de 200 figurants. Le tout rythmé par le célèbre titre «Bare Necessities» du film Disney « Le Livre de la Jungle ».

Uber profite des conditions désastreuses de circulation des grandes villes asiatiques pour imposer avec humour son modèle comme solution à cette crise des transports.

Selon une étude commandée pour le géant du VTC, en Asie une personne serait coincée 52 minutes par jour en moyenne dans les embouteillages et passerait environ 26 minutes à chercher une place de stationnement. L’enfer. La situation deviendrait si insupportable que plus de la moitié des millennials envisageraient de se passer d’une voiture.

Uber profite de ces boites de carton pour dédramatiser la situation et mettre en exergue les situations absurdes que nos voitures nous font vivre.

Si l’humour est prédominant, cette prise de parole reflète tout de même l’ambition du groupe américain, tant sur le plan business que sur sa vision des villes de demain. En attendant d’être tous à vélo, ce spot devrait plaire à Anne Hidalgo.